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semaine du 8/03/04

Garantie décennale et notion d’ouverture de chantier

Généralement le contrat d'assurance de responsabilité décennale ne couvre que les travaux ayant fait l'objet d'une ouverture de chantier pendant la période de validité fixée aux conditions particulières. Cette notion d'ouverture de chantier est diversement interprétée par la jurisprudence. La première chambre civile de la Cour de cassation s'attache à la date d'envoi par le maître de l'ouvrage au maire de la commune de la Déclaration officielle d'ouverture de chantier (DROC). Selon cette formation, les travaux sont garantis uniquement si la police a pris effet avant le dépôt de la DROC (Cour de Cassation, 1ère chambre civile du 7 mai 2002). La troisième chambre civile vient d’adopter une position plus favorable à l'assuré, liant l'application de la garantie non pas à la DROC mais au commencement effectif des travaux confiés à l'assuré. Quelle que soit la date de la DROC, l'entreprise est couverte si elle a démarré ses travaux après la prise d'effet de la police.

Cour de Cassation 3ème chambre civile du 18 févr. 2004, n° 02-18.414
http://www.legifrance.org/WAspad/RechercheSimpleCass.jsp

Assouplissement du .fr dès le 11 mai 2004

L'AFNIC, centre d'information et de gestion des noms de domaine Internet a annoncé la suppression du « droit au nom », c'est-à-dire l'obligation de justifier d'un nom de domaine pour pouvoir le réserver. Il a confirmé la nouvelle règle selon laquelle toute personne identifiable à partir de bases de données publiques en ligne pourra enregistrer le nom de domaine de son choix. À partir du 11 mai 2004, toutes les personnes identifiables en ligne sur des bases de données publiques et nationales (entreprises, artisans, associations immatriculées à l'INSEE, détenteurs de marques...), pourront obtenir le nom de domaine qu'elles souhaitent sans que ce dernier figure sur quelque document que ce soit. quelques mois plus tard, cette possibilité sera étendue à toutes les personnes physiques ou morales -ayant un lien avec la France- non identifiables à partir de bases de données publiques en ligne (particuliers, associations non immatriculées à l'INSEE...). Cet assouplissement dans la politique d'enregistrement va permettre à l'AFNIC d'automatiser entièrement son système d'enregistrement de noms de domaine.

Communiqué de presse de l’AFNIC en date du 7 janvier 2004
http://www.afnic.fr/actu/nouvelles/nommage/CP20040120

Droit de préemption et déclaration d’intention d’aliéner

La Cour de cassation a récemment jugé qu’une déclaration d'intention d'aliéner (DIA) est nécessaire même lorsque le bien n'est que partiellement situé dans une zone de préemption. En effet, Le propriétaire qui souhaite vendre une propriété, dont seules certaines parcelles sont situées dans une zone de préemption, doit adresser une DIA concernant la totalité de l'unité foncière à la mairie où se trouve le bien conformément à l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme.

Cour de Cassation 3ème chambre civile du 18 février 2004
http://www.legifrance.org/WAspad/RechercheSimpleCass.jsp

Déclaration de créance et jonction de procédures

Une société est mise en redressement judiciaire. Par la suite, le tribunal saisi prononce le redressement judiciaire de cinq autres sociétés et ordonne la jonction de l’ensemble des procédures collectives. Un créancier qui avait déclaré sa créance au passif de la première société confirme sa déclaration pour l’ensemble des autres sociétés. Un jugement postérieur disjoint la procédure concernant la première société. Un créancier soutenait que l’annulation rétroactive de la confusion des patrimoines reconnue entre les sociétés, opérée après un jugement de disjonction des procédures collectives ne s’étend pas à la déclaration de créance régulièrement effectuée au passif de l’une des sociétés laquelle reste valable pour l’ensemble des sociétés du groupe. La Cour de cassation considère que la jonction des procédures, simple mesure d’administration judiciaire n’entraînant pas la poursuite des procédures sous un patrimoine commun, la déclaration de créance au passif d’une des sociétés ne vaut pas dans celui d’une société qui a été concernée par la jonction procédurale.

Cour de Cassation, 25 février 2004, 3ème chambre civile
http://www.legifrance.org/WAspad/RechercheSimpleCass.jsp


 

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