A C T U A L I T É   J U R I D I Q U E


> accueil / semaine du 8/03/04 | semaine du 15/03/04 | semaine du 5/04/04

semaine du 1/03/04

Plan d’action européen destiné à stimuler l’entreprise

La Commission européenne lance aujourd'hui un nouveau plan d'action établissant l'agenda européen de la politique de l'esprit d'entreprise pour les prochaines années. Le texte définit des actions clés dans cinq domaines stratégiques et met l'accent sur les priorités suivantes: promouvoir l'esprit d'entreprise parmi les jeunes, moins stigmatiser l'échec, proposer un soutien aux femmes et aux minorités ethniques, réduire la complexité du respect de la législation fiscale et faciliter les transmissions d'entreprises. Des exemples de meilleures pratiques seront recensés et diffusés dans la nouvelle Europe à vingt-cinq. Une attention particulière sera accordée à l'écoute des PME dans le processus législatif. La Commission suivra les progrès accomplis et en fera rapport dans le cadre des mécanismes actuels de rapports sur la Charte européenne des petites entreprises. Le plan d'action vise à libérer le potentiel d'entrepreneuriat en Europe. Les Européens sont trop peu nombreux à créer leur propre entreprise, et les petites entreprises européennes trop rares à connaître un essor substantiel. Pourtant, près de la moitié des Européens marquent une préférence pour le travail indépendant, tandis que près d'un tiers des PME européennes déclarent que la croissance est leur ambition première. Le plan d'action a pour objectif majeur de surmonter ce paradoxe.

Le communiqué de la commission européenne en date du 2 mars 2004, IP/04/284 est disponible à partir de l’adresse :
http://www.europa.eu.int/rapid/start/cgi/guesten.ksh?p_action.getfile=gf&doc=IP/04/284|0|RAPID&lg=FR&type=PDF

Droit viager d'usage et d'habitation du conjoint survivant en cas de remariage

Par une question en date du 8 décembre 2003, M. Christian Jeanjean avait interrogé le ministre des finances pour savoir, dans le cas de remariage du conjoint survivant et de la présence d'enfants issus du premier mariage, ce que prévoyait la loi du 3 décembre 2001 relative aux droits du conjoint quant aux droits de la deuxième épouse en matière d'usufruit et de droit viager d'habitation. Le Garde des Sceaux, ministre de la justice, dans une réponse en date du 2 mars 2004, vient d’indiquer au parlementaire qu'en présence d'enfants qui ne sont pas issus des deux époux le conjoint survivant recueille dans la succession de son époux prédécédé, lorsqu'il n'en a pas été exclu, un quart des biens en propriété, sans pouvoir opter pour l'usufruit. Par ailleurs, pendant l'année qui suit le décès, le conjoint survivant peut rester dans son logement, jouissance qui peut perdurer jusqu'à son propre décès s'il en manifeste la volonté, grâce à l'attribution de droits viagers d'habitation et d'usage sur le logement et le mobilier le garnissant. Les enfants issus d'une précédente union peuvent exiger qu'il soit dressé un inventaire des meubles et un état de l'immeuble soumis aux droits d'habitation et d'usage, en application de l'article 764, alinéa 4, du code civil. Par ailleurs, le conjoint survivant et les autres héritiers peuvent, par convention, s'accorder pour convertir les droits d'habitation et d'usage en une rente viagère ou en un capital. Ces droits spécifiques sur le logement ne s'éteignent pas en cas de remariage du conjoint survivant. Sous réserve de l'appréciation des juridictions, eu égard à leur nature personnelle, les droits viagers d'habitation et d'usage demeurent la propriété exclusive du conjoint survivant qui se remarie. Ainsi, en cas d'adoption de la communauté universelle, les droits viagers d'habitation et d'usage restent en dehors de la communauté en application des articles 1526 et 1404 du code civil, étant observé que l'article 632 prévoit que celui qui a des droits de cette nature peut demeurer dans le logement avec sa famille.

Réponse ministérielle Christian JEANJEAN, JOAN du 2 mars 2004, question n°9305, p.1643
http://www.questions.assemblee-nationale.fr/

La Commission a lancé une consultation sur le transfert transfrontalier du siège statutaire des sociétés

La Commission européenne a lancé une consultation Internet sur les orientations du futur projet de proposition de directive concernant le transfert transfrontalier du siège statutaire des sociétés de capitaux. Deux précédentes consultations publiques et la jurisprudence de la Cour de Justice des Communautés européennes ont mis en évidence la nécessité d'un cadre législatif communautaire clair en ce domaine afin de permettre aux entreprises d'exercer leurs droits dans le Marché Intérieur. La future directive devrait permettre aux sociétés de transférer leur siège statutaire de l'Etat membre dans lequel elles sont immatriculées (l'Etat membre « d'origine ») vers un autre Etat membre (l'Etat membre « d'accueil »), selon une procédure appropriée assurant la sécurité juridique. Le transfert du siège statutaire entraînerait l'immatriculation dans l'Etat membre d'accueil et l'acquisition de la personnalité juridique dans cet Etat et, parallèlement, la suppression de l'immatriculation dans l'Etat membre d'origine et la perte de la personnalité juridique dans cet Etat. Le cas échéant, les sociétés devraient procéder à une adaptation de leurs structures et de leur patrimoine social pour satisfaire aux conditions de fond et de forme requises pour l'immatriculation dans l'Etat membre d'accueil. Cependant, elles ne pourraient pas être obligées de procéder à une mise en liquidation dans l'Etat membre d'origine ni de créer une nouvelle société dans l'Etat membre d'accueil. Les intéressés sont invités à répondre avant le 15 avril 2004 à un questionnaire bref et convivial qui repose sur l'initiative d'élaboration interactive des politiques de la Commission et qui est disponible sur le site de la Commission « Votre point de vue sur l'Europe » : http://europa.eu.int/yourvoice/consultations/index_fr.htm

Le communiqué de la commission européenne en date du 26 février 2004, IP/04/270est disponible à partir de l’adresse :
http://europa.eu.int/rapid/start/cgi/guesten.ksh?p_action.getfile=gf&doc=IP/04/270|0|RAPID&lg=FR&type=PDF
http://europa.eu.int/rapid/start/cgi/guesten.ksh?p_action.gettxt=gt&doc=IP/04/270|0|RAPID&lg=FR&display=

Pénétrer dans les lieux loués sans l'accord du locataire pour les faire visiter est une atteinte au respect de sa vie privée

La Cour de cassation considère que pénétrer dans les lieux loués sans l'accord du locataire pour les faire visiter est une atteinte au respect de sa vie privée ouvrant droit à réparation. L'arrêt de la cour d'appel qui avait rejeté la demande du locataire est censuré au visa de l'article 9 du code civil proclamant le droit de chacun au respect de sa vie privée. Les juges du fond avaient estimé que l'attitude n'était pas constitutive d'une faute dans la mesure où aucune intention de nuire n'était démontrée, les lieux étant vides d'occupation et la visite sans effet particulier. (Cour de Cassation, 25 février 2004, 3ème chambre civile)

L’arrêt sera disponible à partir de l’adresse :
http://www.legifrance.org/WAspad/RechercheSimpleCass.jsp


 

retour "espace adhérents"